
Dernière mise à jour : juillet 2026
Vous voulez préparer votre retraite avec un plan d’épargne retraite (PER), et pourtant vous seriez bien en peine de dire précisément ce que vous payez chaque année. Le calcul n’a rien d’anecdotique : sur un horizon de vingt ou trente ans, un seul point de frais en trop grignote des dizaines de milliers d’euros de capital final. Depuis le 1er juin 2022, l’affichage standardisé des frais rend enfin la comparaison possible, et l’écart saute aux yeux : près de 2,53 %/an pour un PER bancaire classique, quand des acteurs en ligne facturent bien moins.
Dans cet avis Caravel, on décompose les 1,38 %/an tout compris de son PER, poste par poste, pour voir où va chaque euro. On regarde ensuite ses supports, ses règles fiscales et le profil d’épargnant auquel il convient vraiment.
1. Caravel, c’est quoi exactement ?
Avant d’évaluer un PER, on veut savoir à qui l’on confie son argent et comment il est piloté.
1.1 Un PER en gestion déléguée, piloté comme un robo-advisor
Caravel est un distributeur en ligne de produits d’épargne long terme, PER et assurance-vie, en gestion déléguée. Le principe est celui d’un robo-advisor, ce modèle importé de la fintech où l’allocation est confiée à un moteur d’investissement plutôt qu’à un gérant en face à face. Vous répondez à un questionnaire de profil, on vous attribue un portefeuille type de fonds indexés et d’ETF (fonds indiciels cotés en bourse), puis la gestion tourne pour vous, sans intervention de votre part sur les lignes. C’est exactement ce que recherche l’épargnant qui veut déléguer entièrement, et rien de plus.
Ce pilotage repose sur un profil de risque noté sur une échelle de 1/10 (prudent) à 10/10 (dynamique), qui détermine la répartition entre actions et obligations. Plus le curseur monte, plus la part actions est élevée. Les conditions d’entrée n’ont rien de dissuasif : la gestion démarre dès 500 €, la souscription se fait en ligne en moins de dix minutes, et vous pouvez mettre en place des versements programmés pour lisser vos apports dans le temps.
Un réflexe utile avant de verser le moindre euro, c’est de passer par le simulateur que Caravel met à disposition, qui estime l’économie d’impôt attendue et projette le capital selon le profil déterminé. On y revient plus loin, une fois la fiscalité éclaircie. Pour situer cette gestion déléguée face aux autres formules du marché, notre comparatif des gestions pilotées replace Caravel dans son segment. Une distinction sera utile pour la suite : le PER est l’enveloppe, la gestion déléguée le mode de pilotage, et les supports qui remplissent cette enveloppe sont détaillés plus loin.
1.2 Qui opère vraiment le contrat (et ce que valent ses labels)
Un point de confusion récurrent est que Caravel n’est pas un assureur. L’entité qui distribue le contrat, Indexa Caravel SASU (ORIAS nº 22002796), est un intermédiaire, courtier et mandataire. Le PER lui-même est un contrat assurantiel porté par un assureur tiers, Apicil (APICIL Épargne Retraite), et adossé au GERP Victoria, l’association souscriptrice du contrat collectif. L’adhésion à ce GERP coûte 8 €/an, seul frais fixe forfaitaire du contrat. Depuis mars 2024, Caravel est par ailleurs une filiale à 100 % d’Indexa Capital Group, un robo-advisor d’origine espagnole, ce qui lui donne un ancrage solide dans ce métier.
Sur la réputation, les signaux sont plutôt bons. Caravel affiche une note de 4,8/5 sur Trustpilot, sur plus de 120 avis clients, soit une évaluation indépendante et non une auto-proclamation. S’y ajoute le label « Meilleur PER 2025 » décerné par Challenges et Retraite.com, deux médias reconnus. Autre point appréciable, la grille tarifaire est publiée poste par poste, clairement affichée plutôt qu’enfouie dans les conditions générales. C’est cette transparence qui rend possible l’analyse des frais qui suit.

Reste la question qui décide : combien ça coûte, et est-ce vraiment moins cher qu’ailleurs ?
★★★★★4,8 / 5 · TrustpilotCaravel PER · Gestion déléguée · ETF
- Frais annuels plafonnés à 1,38 %, sans frais d’entrée ni d’arbitrage
- Gestion déléguée dès 500 €, souscription rapide en ligne
- 100 % ETF et fonds indexés, sans rétrocessions, alignement d’intérêts
Idéal pour un épargnant cherchant une gestion déléguée à bas coût
2. Des frais parmi les plus bas du marché : où vont vos 1,38 % ?
L’argument central de Caravel tient en un chiffre, 1,38 %/an tout compris. Reste à vérifier ce qui se cache derrière ce plafond, et ce que l’écart avec un PER classique change sur la durée.
2.1 La décomposition des 1,38 % tout compris
Les frais annuels récurrents du PER Caravel sont plafonnés à environ 1,36 % à 1,38 %/an tout compris. Ce total s’empile en trois couches distinctes, chacune revenant à un acteur précis de la chaîne vue plus haut.
Tableau : décomposition des frais récurrents du PER Caravel
| Poste de frais récurrent (PER) | Taux annuel | Bénéficiaire |
|---|---|---|
| Gestion déléguée | 0,60 % | Caravel |
| Gestion sur unités de compte (contrat) | 0,60 % | Apicil (assureur) |
| Frais courants des supports (ETF/fonds indexés) | 0,16 % à 0,18 % | Sociétés de gestion des fonds |
| Total tout compris (plafond) | ≈ 1,36 % à 1,38 % | Tous acteurs confondus |
Données à jour : juillet 2026
À ces frais récurrents s’ajoute l’adhésion GERP de 8 €/an. Attention à une confusion très répandue, le chiffre de 1,23 %/an que l’on voit circuler concerne l’assurance-vie Caravel, pas le PER. L’écart s’explique par la couche de gestion sur unités de compte (UC), plus élevée sur le PER (0,60 %) qu’en assurance-vie (0,45 %). Confondre les deux revient à sous-estimer le coût réel du plan retraite.
Les supports sont exclusivement des ETF et fonds indexés, et Caravel revendique une absence de rétrocessions (0 %). Autrement dit, les fonds utilisés ne reversent aucune commission au distributeur, ce qui aligne son intérêt sur le vôtre et évite le poste de coût caché fréquent chez les acteurs qui poussent leurs fonds maison. C’est aussi ce qui explique des frais de supports aussi bas, un mécanisme que détaille notre guide sur les ETF et fonds indexés.
2.2 Ce que l’écart de frais représente vraiment sur la durée
Pour donner un repère, Caravel oppose ses 1,38 % à un PER traditionnel moyen à 2,53 %/an (millésime 2025, référence Banque de France citée par Caravel), soit environ 1,15 point d’écart par an. À cela s’ajoutent 0 % de frais d’entrée, de versement et d’arbitrage chez Caravel, quand le traditionnel facture souvent ces mouvements. L’illustration chiffrée mise en avant parle d’elle-même, environ 8 200 € d’économie de frais estimée sur dix ans pour 50 000 € investis.
Ce calcul isole volontairement l’effet des frais, à rendement supposé identique, pour ne pas mélanger coût et performance. Et c’est là que se joue l’essentiel, car sur un horizon retraite de vingt à trente ans, un seul point de frais annuel ne s’additionne pas, il se compose comme un intérêt négatif année après année, jusqu’à représenter des dizaines de milliers d’euros de capital final en moins. La démonstration vaut au-delà de Caravel, et notre analyse du poids des frais dans le temps chiffre ce phénomène sur d’autres enveloppes. Une fois ce repère de coût en tête, autant aller découvrir la grille tarifaire de Caravel poste par poste.

Note de Henri
j’ai passé des années à décortiquer des séries de rendements, et s’il y a une variable que la plupart des épargnants sous-estiment, c’est bien celle-là. Un point de frais paraît anodin sur un relevé annuel. Sur trente ans, il ronge un cinquième du capital que vous auriez pu constituer, sans jamais rien vous demander en échange.
Un PER à bas coût ne vaut cependant que par ce qu’il contient, ce qui nous amène aux supports et au risque que vous acceptez.
3. Supports, performances et risque : ce que vous achetez vraiment
Des frais bas sur un mauvais contenant ne servent à rien : sur quoi votre argent est-il investi, et quel rendement peut-on raisonnablement en attendre ?
3.1 Uniquement des ETF, aucun fonds euros
Le PER Caravel est investi exclusivement en unités de compte, c’est-à-dire des ETF et fonds indexés, des supports de croissance long terme à frais courants très bas (0,16 % à 0,18 %). C’est le pendant logique de ce qu’on vient de voir sur les frais : le choix du 100 % indiciel tire les coûts vers le bas.
Ce parti pris a une contrepartie qu’il faut nommer clairement, aucun fonds euros garanti n’est proposé. L’intégralité de votre épargne est exposée aux marchés, donc soumise à un risque de perte en capital permanent, sans poche sécurisée pour verrouiller vos gains à l’approche de la retraite. Un fonds euros, à l’inverse, offre un capital garanti au prix d’un rendement plus faible. Cette absence n’est pas un oubli, c’est le revers assumé d’un PER intégralement indiciel (celui-là même qui maintient les frais aussi bas), et il faut l’accepter en connaissance de cause.
Tableau : comparaison des supports au sein de l’enveloppe PER
| Support (classe d’actifs) dans un PER | Rôle | Risque capital | Présence chez Caravel |
|---|---|---|---|
| Fonds euros | Sécurisation, capital garanti | Faible | Non proposé |
| Unités de compte ETF / fonds indexés | Croissance long terme | Oui (perte possible) | Oui, exclusif |
En clair, si votre horizon retraite est long, quinze ans et plus, et que vous acceptez la volatilité, le 100 % UC et ETF est cohérent. À l’approche de la retraite, rééquilibrer vers un profil plus prudent réduit le risque, sans pour autant offrir de capital garanti faute de fonds euros. Le fonctionnement de ces supports indiciels mérite un détour si le principe des ETF ne vous est pas familier.
3.2 Des performances backtestées, pas des rendements promis
Caravel affiche des performances annualisées nettes de frais par profil, de 1,07 % pour le profil prudent 1/10 à 11,06 % pour le profil dynamique 10/10, sur la période du 31/12/2020 au 31/07/2026. Le chiffre haut est tentant, il faut pourtant le lire avec méthode.
Tableau : performances annualisées nettes de frais par profil
| Profil de risque | Performance annualisée nette de frais (backtest) |
|---|---|
| Profil prudent 1/10 | 1,07 % |
| Profil dynamique 10/10 | 11,06 % |
Données à jour : juillet 2026
Trois précautions s’imposent. D’abord, ce sont des backtests rétroactifs, l’allocation actuelle rejouée sur le passé, pas la performance réellement servie à des clients depuis l’origine, et les performances passées ne présagent pas des performances futures. Ensuite, ces chiffres sont nets de frais mais bruts de fiscalité, si bien que l’imposition de sortie viendra réduire le rendement net final. Enfin, la fenêtre 2020-2026 a été marquée par une forte hausse des actions, et les 11,06 % reflètent surtout cette période favorable, assortie d’un risque de perte en capital élevé sur des fenêtres défavorables.
Autrement dit, l’écart de 1,07 % à 11,06 % ne représente pas un menu de rendements attendus, mais une mesure de la sensibilité au risque : plus d’actions signifie plus de performance passée, mais aussi plus de volatilité. Pour situer votre tolérance sur cette échelle de risque, un point d’étape s’impose avant de verser.
4. Fiscalité, blocage et sortie : les règles du jeu du PER
Le PER n’a d’intérêt que si l’avantage fiscal à l’entrée compense le blocage jusqu’à la retraite.
4.1 L’avantage fiscal dépend de votre tranche d’imposition
Le moteur fiscal du PER est simple dans son principe, les versements volontaires sont déductibles de votre revenu imposable, dans la limite des plafonds légaux (référence BOFiP BOI-IR-RICI-360, cadre LF 2026). Le détail chiffré de ces plafonds relève d’un sujet à part entière, que couvre notre guide sur les plafonds légaux du plan.
Le point qui change tout, c’est que cet avantage dépend directement de votre tranche marginale d’imposition (TMI), c’est-à-dire le taux auquel est taxée la dernière tranche de vos revenus. Plus elle est élevée, plus la déduction pèse lourd. Un exemple fixe les idées, à une TMI de 30 %, 1 000 € versés réduisent l’impôt d’environ 300 €, quand à une TMI de 11 %, la même somme n’en économise qu’environ 110 €. La mécanique est identique, le gain, lui, varie du simple au triple.
D’où un principe simple : le PER prend tout son intérêt pour les contribuables imposés à 30 % et au-delà, avec un horizon retraite long. Pour une TMI faible, entre 0 et 11 %, une assurance-vie plus liquide peut légitimement primer, car l’avantage à l’entrée ne justifie plus vraiment le blocage. Le mieux reste de simuler son économie d’impôt avant de verser, puisque l’intérêt du produit épouse votre TMI de très près.
4.2 Une épargne bloquée, avec quelques portes de sortie
Il faut le dire clairement, le PER est un produit tunnel. L’épargne est bloquée jusqu’à la retraite, à l’âge légal fixé à 64 ans à terme après la réforme de 2023, hors six cas de déblocage anticipé prévus par la loi, qui sont l’achat de la résidence principale, l’invalidité, le surendettement, le décès du conjoint ou partenaire de PACS, la liquidation judiciaire d’une activité non salariée, et l’expiration des droits au chômage. En dehors de ces situations, votre argent reste immobilisé, ce n’est pas un placement liquide.
Sur les transferts, la grille est cohérente avec le plafond légal (article L224-40). Le transfert entrant est à 0 %, ce qui permet de rapatrier un vieux PERP, un Madelin ou un PER bancaire coûteux sans frais d’entrée ; une piste concrète pour réduire ses frais. Le transfert sortant coûte 1 % avant cinq ans, puis devient gratuit au-delà, si bien que conserver le contrat au moins cinq ans préserve votre liberté de partir sans coût.

À l’échéance, la sortie se fait en capital, en rente ou en combinaison des deux. Caravel ne prélève aucun frais de déblocage, mais la rente supporte 1,5 % de frais d’arrérage prélevés par Apicil. Pour la plupart des épargnants, privilégier la sortie en capital permet simplement d’éviter ce prélèvement. Reste à savoir pour quel profil.
5. Notre verdict : pour quel profil le PER Caravel est-il le bon choix ?
Avant de conclure, un détour par la concurrence permet de situer Caravel, sans tomber dans le comparatif exhaustif.
5.1 Face à Ramify, Nalo, Placement-direct et au PER bancaire
Face au PER bancaire, la messe est dite. Avec des frais moyens de l’ordre de 2,53 %/an (référence Banque de France 2025), des fonds maison souvent assortis de rétrocessions et de fréquents frais d’entrée, le contrat bancaire classique est nettement plus cher, quand Caravel affiche 1,38 %/an tout compris et zéro rétrocession. C’est la cible explicite du discours de Caravel, et sur ce terrain l’avantage est réel.
Face aux autres acteurs en ligne, l’écart se resserre, mais Caravel garde la main sur le prix de la gestion déléguée. Ramify facture 1,6 %/an tout compris sur son offre d’entrée (dès 1 000 €), en échange d’une gestion plus diversifiée (ETF, obligations, immobilier et private equity selon les portefeuilles) et propose lui aussi un fonds euros. Nalo affiche 1,60 %/an tout compris pour un ticket dès 500 €, sur une gestion par projet en ETF doublée d’un fonds euros. Placement-direct joue une autre partition : 0,6 %/an de frais de gestion seulement, mais en gestion libre — vous choisissez vos supports parmi plus de 1 000 unités de compte, dont des SCPI, et réglez leurs frais courants en plus —, avec un fonds euros et un ticket de 900 €. Plus d’autonomie et une poche sécurisée, donc, mais pas la gestion déléguée clé en main de Caravel.
Tableau : positionnement concurrentiel du PER Caravel
| Critère | Caravel | Ramify | Nalo | Placement-direct PER | PER bancaire (moyenne marché) |
|---|---|---|---|---|---|
| Frais annuels | 1,38 % tout compris | 1,6 % tout compris (offre d’entrée) | 1,60 % tout compris | 0,6 % de gestion (libre, hors frais des UC) | ≈ 2,53 % (réf. BdF 2025) |
| Supports | ETF/indexés exclusifs | ETF, obligations, immobilier, private equity | ETF + fonds euros | Plus de 1 000 UC dont SCPI + fonds euros | Fonds maison, rétrocessions |
| Fonds euros | Non | Oui | Oui | Oui | Le plus souvent |
| Mode de gestion | Déléguée (standardisée) | Déléguée (pilotée) | Déléguée (par projet) | Libre ou pilotée | Pilotée ou conseillée |
| Frais d’entrée/versement | 0 % | 0 % | 0 % | 0 % | Fréquents |
| Ticket d’entrée | 500 € | 1 000 € | 500 € | 900 € | Selon l’établissement |
Données à jour : juillet 2026. Sources : getcaravel.fr, ramify.fr, nalo.fr, placement-direct.fr ; frais moyens des PER bancaires : référence Banque de France 2025 citée par Caravel.
Sur le terrain précis de la gestion déléguée en ETF, Caravel se distingue par le ticket le plus bas (500 €, à égalité avec Nalo) et les frais tout compris les plus serrés (1,38 %/an, sous les 1,6 % de Ramify comme de Nalo), avec une transparence tarifaire rare. Sa contrepartie assumée : l’absence de fonds euros, là où Ramify, Nalo et Placement-direct en proposent tous un, et une gestion standardisée.
5.2 Points forts, points faibles et verdict par profil
Faisons le bilan. Les points forts sont tangibles : des frais tout compris parmi les plus bas du marché autour de 1,38 %, 0 % d’entrée, de versement et d’arbitrage, des supports ETF sans rétrocessions, un ticket accessible à 500 €, une souscription rapide et une grille tarifaire transparente. C’est un ensemble cohérent, taillé pour l’épargnant qui veut déléguer à moindre coût.
Les points faibles sont réels, et il faut les regarder tels qu’ils sont, des choix de conception plutôt que des défauts. Il n’y a aucun fonds euros, donc un risque de perte en capital permanent, contrepartie directe du 100 % ETF qui fait le prix bas. La gestion déléguée est standardisée et n’autorise pas de pilotage fin, ce qui est la logique même d’un robo-advisor. Les performances affichées ne sont que des backtests non garantis, comme partout sur le marché. Enfin, la sortie en rente supporte 1,5 % d’arrérage. Rien de rédhibitoire pour la cible, mais rien qu’il faille ignorer non plus.

Mon verdict est positif, mais il tient à une condition. Si votre objectif est de préparer votre retraite en gestion totalement déléguée, avec une TMI d’au moins 30 %, un horizon long de quinze ans et plus, l’acceptation de la volatilité et de l’absence de fonds euros, et la recherche des frais les plus bas, alors Caravel mérite clairement votre attention. Sur ce cœur de cible, c’est à mon sens l’une des offres les plus solides du segment : autant aller souscrire le PER Caravel après avoir validé votre profil.
À l’inverse, ce PER n’est pas fait pour tout le monde. Je le déconseille aux contribuables faiblement imposés (TMI de 0 à 11 %), pour qui la déduction rapporte peu, à ceux qui ont besoin de liquidité, aux profils averses au risque ou proches de la retraite qui veulent une poche garantie, et à ceux qui tiennent à gérer eux-mêmes finement leur allocation. Pour ces derniers, une gestion déléguée standardisée comme celle de Caravel n’apportera pas la souplesse recherchée.
Conclusion
Au terme de cet examen, le PER Caravel tient pleinement la promesse qui le distingue : des frais parmi les plus bas du marché, 1,38 %/an tout compris, sans frais d’entrée, de versement ni d’arbitrage, sur des supports 100 % ETF sans rétrocessions. C’est un très bon produit, à condition de savoir ce que l’on achète : le choix du 100 % unités de compte, sans fonds euros, va de pair avec un risque de perte en capital qu’il faut accepter, une gestion déléguée volontairement standardisée, des performances passées présentées en backtests, et une épargne bloquée jusqu’à la retraite. Rien de rédhibitoire, mais des contreparties assumées.
Pour qui, alors ? Caravel mérite clairement votre attention si vous êtes imposé à une tranche marginale d’au moins 30 %, avec un horizon de quinze ans et plus, et que vous cherchez à déléguer entièrement la gestion de votre épargne retraite au meilleur coût. Il conviendra moins à un contribuable faiblement imposé, à qui a besoin de récupérer son argent à court terme, ou à l’investisseur qui veut piloter lui-même son allocation.
Le bon réflexe, avant tout versement, reste de chiffrer votre économie d’impôt réelle avec le simulateur, car l’intérêt du produit épouse votre tranche marginale de très près. Le transfert entrant à 0 % permet aussi de rapatrier un ancien PER coûteux sans frais. Pour aller plus loin, notre guide du PER détaille les plafonds de déduction et le choix entre gestion libre et pilotée, tandis que notre comparatif des PER individuels situe Caravel face à d’autres contrats. Et si le revenu à la sortie vous occupe déjà, notre analyse pour préparer sa retraite aide à estimer le complément à viser.
★★★★★4,8 / 5 · TrustpilotCaravel PER · Gestion déléguée · ETF
- Frais annuels plafonnés à 1,38 %, sans frais d’entrée ni d’arbitrage
- Gestion déléguée dès 500 €, souscription rapide en ligne
- 100 % ETF et fonds indexés, sans rétrocessions, alignement d’intérêts
Idéal pour un épargnant cherchant une gestion déléguée à bas coût
FAQ – PER Caravel : les questions fréquentes
Caravel, c’est quoi ?
Caravel distribue en ligne des produits d’épargne long terme, PER et assurance-vie, en gestion déléguée. Le modèle est celui du robo-advisor : après un questionnaire de profil, un portefeuille type d’ETF et de fonds indexés vous est attribué, puis piloté pour vous. Le profil de risque, de 1/10 (prudent) à 10/10 (dynamique), fixe l’allocation entre actions et obligations. L’opérateur est Indexa Caravel SASU, filiale à 100 % d’Indexa Capital Group depuis mars 2024.
Quels sont les frais du PER Caravel ?
Les frais annuels récurrents du PER Caravel sont plafonnés à 1,38 %/an tout compris (gestion déléguée, gestion sur unités de compte via Apicil, frais courants des supports), plus l’adhésion GERP de 8 €/an, forfaitaire. À titre de repère, Caravel oppose ce coût à 2,53 %/an pour un PER traditionnel moyen.
Le PER Caravel applique-t-il des frais d’entrée ?
Non. Caravel affiche 0 % de frais d’entrée, de versement et d’arbitrage ; seuls courent les frais de gestion (1,38 %/an tout compris) et l’adhésion GERP de 8 €/an. La gratuité vaut aussi pour le transfert d’un PER existant, dont l’entrée se fait à 0 %. C’est l’un des ressorts du positionnement à bas coût, quand un PER bancaire facture encore souvent l’entrée ou les versements.
Est-ce que le PER est vraiment intéressant ?
L’intérêt fiscal du PER tient à la déductibilité des versements volontaires du revenu imposable, dans la limite des plafonds légaux. L’avantage est proportionnel à votre tranche marginale d’imposition (TMI) : à 30 %, 1 000 € versés réduisent l’impôt d’environ 300 € ; à 11 %, d’environ 110 € seulement. Il est donc surtout pertinent au-delà de 30 % de TMI et sur un horizon long, pas comme placement universel ; à TMI faible, une assurance-vie plus liquide l’emporte souvent. Pour situer Caravel parmi les offres du marché, consultez notre comparatif des PER individuels.
Quelle performance peut-on attendre du PER Caravel ?
Caravel affiche des performances annualisées nettes de frais de 1,07 % (profil prudent, 1/10) à 11,06 % (profil dynamique, 10/10), sur la période 31/12/2020–31/07/2026. Ce sont des backtests : l’allocation actuelle rejouée sur le passé, pas la performance réellement servie aux clients. Elles sont nettes de frais mais brutes de fiscalité, sur une fenêtre marquée par une forte hausse des actions. Les performances passées ne présagent pas des performances futures, et le capital reste exposé à un risque de perte.
Quand puis-je récupérer mon épargne chez Caravel ?
Le PER est un produit tunnel : l’épargne reste bloquée jusqu’à la retraite, hors les six cas de déblocage anticipé prévus par la loi. À l’échéance, la sortie se fait en capital, en rente ou en combinaison des deux. Caravel ne prélève aucun frais de déblocage, mais la sortie en rente supporte 1,5 % de frais d’arrérage prélevés par Apicil. Pour choisir entre les deux options, consultez notre guide sur la sortie du PER en rente ou en capital.
Quelles sont les conditions pour souscrire au PER Caravel ?
Il faut être majeur, résider et être fiscalement domicilié en France, ne pas être sous tutelle ou curatelle, ni être déjà retraité ou avoir atteint l’âge légal de la retraite. Prévoyez un RIB d’une banque française (IBAN commençant par FR) et un justificatif de domicile de moins de 6 mois. La gestion démarre dès 500 € et la souscription se fait en ligne en moins de 10 minutes. Les US Persons ne sont acceptées que sous conditions restrictives.
Peut-on transférer un PER existant vers Caravel ?
Oui. Un PER existant, ancien PERP, contrat Madelin ou PER bancaire, se transfère chez Caravel avec un transfert entrant à 0 %, une piste concrète pour réduire ses frais quand on détient un contrat coûteux. En sens inverse, quitter Caravel coûte 1 % si le contrat a moins de 5 ans, le plafond légal, puis devient gratuit au-delà : le conserver cinq ans préserve votre liberté de partir sans frais. À noter qu’une assurance-vie, elle, ne se transfère pas d’un assureur à un autre.
Caravel est-il fiable et qui porte réellement le contrat ?
Caravel agit comme intermédiaire, un courtier immatriculé à l’ORIAS sous le nº 22002796, pas comme assureur. Le contrat PER est porté par l’assureur tiers Apicil et adossé au GERP Victoria, l’association souscriptrice. Depuis mars 2024, Caravel est une filiale à 100 % d’Indexa Capital Group, robo-advisor d’origine espagnole.
Caravel propose-t-il aussi une assurance-vie ?
Oui, Caravel propose une assurance-vie en gestion déléguée, distincte du PER, avec des frais tout compris de l’ordre de 1,23 %/an, la couche gestion sur unités de compte y tombant à 0,45 % contre 0,60 % sur le PER. Elle est plus liquide : les rachats sont possibles à tout moment, dès 500 €, et la fiscalité devient plus favorable après 8 ans. En contrepartie, les versements ne sont pas déductibles à l’entrée : elle répond à un besoin différent, l’épargne disponible plutôt que la préparation retraite défiscalisée. Le mode de gestion, lui, reste piloté : pour comprendre ce que cela implique, consultez notre guide sur la gestion libre et la gestion pilotée.





