
Dernière mise à jour : juillet 2026
Vous voulez déléguer la gestion de votre épargne sans renoncer à vos convictions environnementales, et le nom de Goodvest revient dans presque tous les comparatifs d’assurance-vie ISR. Le souci, c’est que la plupart des avis en ligne mélangent deux contrats aux performances très différentes, Goodlife et Goodvie, sans jamais préciser lequel ils commentent. Difficile de décider dans ces conditions. Les résultats nets 2025 montrent pourtant un écart du simple au double entre les deux gammes sur un même profil Audacieux : 2,79 % pour l’un contre 1,10 % pour l’autre. De quoi se demander si Goodvest tient vraiment sa promesse d’un placement à la fois responsable et performant en 2026.
Dans cet avis, on distingue clairement les deux contrats et on chiffre leur performance face à la concurrence. Puis on tranche, profil par profil, pour qui Goodvest est réellement pertinent.
1. Goodvest : qui distribue, et à qui l’épargne est-elle réellement confiée ?
Avant de comparer des performances ou de trancher pour un profil, adressons la question centrale : à qui confie-t-on réellement son épargne quand on ouvre un contrat Goodvest ?
1.1 Un distributeur-courtier, pas un assureur
Goodvest est une fintech française née à Paris en 2020. Le goodvest fondateur, c’est Joseph Choueifaty, aujourd’hui CEO, avec Antoine Bénéteau, la société ayant été immatriculée au RCS en 2021 avant qu’Aurore Pinon-Jacques ne rejoigne l’équipe fondatrice en 2022. À l’ORIAS, l’entreprise apparaît sous un double statut : conseiller en investissement financier (CIF) et courtier en assurance (COA).
Goodvest ne porte pas le risque assurantiel. Elle conçoit l’allocation, sélectionne les supports et distribue des contrats, mais ce sont des assureurs tiers qui garantissent l’épargne et l’inscrivent à leur bilan. La conséquence est claire : la solidité de votre contrat dépend de l’assureur qui se trouve derrière, pas de la fintech qui vous a séduit avec son application. C’est d’ailleurs le premier réflexe à avoir face à n’importe quelle plateforme, vérifier qui détient réellement les fonds, un point que l’on détaille dans notre guide sur les arnaques à l’investissement.
1.2 Generali, Spirica et les trois garde-fous
Puisque la sécurité repose sur l’assureur, encore faut-il savoir lequel. Et c’est justement ici que se joue une distinction que la plupart des avis en ligne passent sous silence.
Goodvest ne travaille pas avec un seul assureur, mais avec deux, selon le contrat que vous souscrivez. L’assurance-vie Goodvie et le PER (plan d’épargne retraite) Goodvest sont assurés par Generali Vie, dont le capital social dépasse 340 millions d’euros. L’assurance-vie Goodlife, elle, est portée par Spirica, filiale du Crédit Agricole, et c’est le seul des contrats à donner accès à un fonds euros. Retenez bien cette dualité Goodlife/Goodvie : elle reviendra à plusieurs reprises et explique une bonne part de l’écart de performance entre les deux gammes.
Sur la sécurité elle-même, trois garde-fous encadrent votre épargne :
- la garantie du Fonds de garantie des assurances de personnes (FGAP), qui couvre jusqu’à 70 000 € par assuré et par assureur, soit 140 000 € en co-souscription. Attention à une confusion fréquente : le plafond de 100 000 € parfois cité relève de la garantie bancaire des dépôts, pas de l’assurance-vie ;
- une double régulation, l’ACPR (Autorité de contrôle prudentiel et de résolution) pour l’activité de courtage et l’AMF (Autorité des marchés financiers) pour le conseil, dans le cadre de la directive sur la distribution d’assurances (DDA) ;
- le cantonnement des actifs chez l’assureur, juridiquement distincts du bilan de Goodvest. Une défaillance de la fintech ne ferait pas disparaître votre épargne, puisque celle-ci n’a jamais transité par ses comptes.
Ce cantonnement ne doit pas vous faire oublier une autre réalité de l’assurance-vie, celle des retraits qui peuvent être temporairement gelés en cas de crise systémique, un mécanisme encadré par l’assurance-vie et la loi Sapin 2.


Goodvest Assurance-vie · Assurance-vie ISR · Gestion pilotée
- Gestion pilotée sans frais sur versement ni arbitrage, dès 300 € ou 50 €/mois
- Démarche ISR crédible avec exclusion des fossiles et mesure carbone externalisée
- Classement Article 9 SFDR, garantissant un haut niveau d’exigence ISR
Idéal pour un épargnant priorisant l’impact ISR sur le long terme
2. L’offre Goodvest : trois enveloppes et une gestion pilotée ISR
Vous savez désormais que deux assureurs se partagent le risque selon le contrat. Reste à comprendre ce que vous détenez réellement une fois le contrat ouvert, et comment le fisc traite les gains en 2026.
2.1 Assurance-vie, PER, livret : les supports de la gestion pilotée ISR
Une distinction structure toute l’offre, celle entre l’enveloppe, le contenant fiscal, et le support, ce que l’on y loge. Sur le contrat Goodvie, la gestion pilotée investit exclusivement en unités de compte : des ETF (fonds indiciels cotés) et des OPCVM (organismes de placement collectif en valeurs mobilières) actions et obligations, tous sélectionnés sur des critères ISR. Ces unités de compte n’offrent aucune garantie en capital, autrement dit vous supportez un risque de perte, à la hausse comme à la baisse.
Le contrat Goodlife, lui, va plus loin : il intègre au portefeuille le Fonds Euro Objectif Climat, un fonds en euros garanti à 98 % assuré par Spirica, comme brique défensive en complément des unités de compte. Autrement dit, la poche sécurisée existe bien chez Goodvest, via Goodlife ; seul le contrat Goodvie, assuré par Generali, reste investi à 100 % en unités de compte.
Le troisième produit, le livret Goodvest, joue un rôle particulier. Il affiche un taux de 5,5 % brut pendant deux mois, puis 1,8 % brut, dans le cadre d’une offre à durée limitée en juillet 2026. Ce sont des taux bruts de collecte, pas le rendement d’un fonds euros pérenne. Une fois la période promotionnelle passée et la fiscalité appliquée, le 1,8 % brut retombe sous le Livret A, qui rapporte 1,5 % net. Le bon réflexe est de comparer le taux net après impôt avant de se laisser séduire par le taux boosté, et de traiter ce livret comme un simple sas de trésorerie en attendant d’investir.
Pour une poche que vous voulez garder totalement à l’abri, le mandat cœur de gamme, investi en unités de compte, n’est pas conçu pour cela. Goodvest y répond toutefois avec le fonds euros de son contrat Goodlife, que vous pouvez compléter par vos livrets réglementés.
| Enveloppe (contenant) | Support (contenu) | Fiscalité des gains 2026 | Usage type |
|---|---|---|---|
| Assurance-vie Goodvest (Goodvie / Goodlife) | Goodvie : gestion pilotée 100 % UC ISR ; Goodlife : UC + Fonds Euro Objectif Climat (garanti à 98 %) | Avant 8 ans : IR 12,8 % + PS 17,2 % = 30,0 % ; après 8 ans (primes ≤ 150 k€) : IR 7,5 % + PS 17,2 % = 24,7 %, après abattement 4 600 €/9 200 € sur l’IR | Épargne long terme + transmission |
| PER Goodvest | 100 % UC ISR | Versements déductibles du revenu ; sortie capital/rente imposée | Préparation retraite, défiscalisation |
| Livret Goodvest (attente) | Support de trésorerie | Selon support sous-jacent | Constituer l’apport avant investissement |
Autrement dit, l’assurance-vie est le vrai moteur de l’offre ; le PER défiscalise et le livret patiente. Cette gestion déléguée s’oppose à la gestion libre, où vous choisissez vous-même vos supports, une alternative que l’on compare dans notre guide sur la gestion libre ou gestion pilotée en assurance-vie. Pour voir le détail des supports et du parcours de souscription, vous pouvez aussi vous rendre directement sur l’offre Goodvest.
2.2 La fiscalité 2026 de l’assurance-vie, un atout structurel
Sur les gains, l’assurance-vie applique en 2026 une taxation qui s’allège avec l’ancienneté du contrat. Avant huit ans, un rachat supporte 12,8 % d’impôt sur le revenu et 17,2 % de prélèvements sociaux, soit 30,0 % au total. Après huit ans, et pour des primes versées inférieures à 150 000 €, la part d’impôt sur le revenu tombe à 7,5 %, ce qui ramène le prélèvement à 24,7 %, une fois appliqué l’abattement annuel de 4 600 € pour une personne seule ou 9 200 € pour un couple.
C’est l’avantage propre à l’assurance-vie. Depuis le 1er janvier 2026, les prélèvements sociaux sont passés à 18,6 % sur le PEA (plan d’épargne en actions) et le compte-titres, alors que l’assurance-vie conserve son taux de 17,2 %. Cette exception en fait un argument de poids pour loger votre épargne de long terme.
L’avantage ne s’arrête pas là. À la transmission, chaque bénéficiaire profite d’un abattement de 152 500 € sur les primes versées avant vos 70 ans (article 990 I du Code général des impôts, CGI), hors succession. Ce cadre n’a rien de propre à Goodvest, il vaut pour toute assurance-vie, mais il reste l’un des plus efficaces du paysage patrimonial français.
La règle à garder en mémoire est simple, évitez de racheter avant huit ans pour conserver le taux de 24,7 % plutôt que de repasser à 30,0 %. Le détail des cas de rachat et de leur imposition figure dans notre article sur la fiscalité assurance-vie retrait en 2026.
2.3 Le PER Goodvest pour défiscaliser à TMI 30 ou 41 %
Le PER Goodvest, lui, poursuit un objectif précis, la retraite et la défiscalisation. Assuré par Generali Vie, il applique exactement la même gestion pilotée ISR 100 % en unités de compte que l’assurance-vie. Son intérêt tient à un mécanisme, la déductibilité des versements de votre revenu imposable. Si votre tranche marginale d’imposition atteint 30 % ou 41 %, ce levier devient puissant : chaque euro versé réduit l’impôt à hauteur de votre taux marginal.
La contrepartie est réelle, l’épargne reste bloquée jusqu’à la retraite, sauf cas de déblocage anticipé comme l’achat de la résidence principale ou un accident de la vie. Le PER Goodvest prend donc tout son sens si vous voulez défiscaliser à TMI 30 ou 41 % sans renoncer à la dimension ISR de votre épargne.
Pour situer cette offre face aux autres PER du marché, reportez-vous à notre comparatif PER individuel 2026, ou ouvrez directement le PER Goodvest.
3. Performance 2025 : pourquoi il faut distinguer Goodlife de Goodvie
Mais l’offre la mieux ficelée ne vaut rien si la performance ne suit pas. Sur 2025, un piège est à éviter avant même de lire le moindre chiffre : mélanger deux contrats qui n’ont ni le même assureur ni la même performance.
3.1 Goodlife vs Goodvie : la performance change du simple au double
Goodlife et Goodvie proposent les cinq mêmes profils de risque, du plus prudent au plus offensif : Prudent, Modéré, Volontaire, Ambitieux et Audacieux. Mais à profil identique, les résultats 2025 n’ont rien de comparable entre les deux gammes. Le tableau met les deux séries face à face.
| Profil de risque | Goodlife / Basique 2025 | Goodvie 2025 |
|---|---|---|
| Audacieux (le plus offensif) | 2,79 % | 1,10 % |
| Ambitieux | 2,08 % | 0,20 % |
| Volontaire | 1,66 % | 0,30 % |
| Modéré | 1,41 % | 0,20 % |
| Prudent | 1,67 % | 0,10 % |
Données à jour : juillet 2026.
Sur le profil Audacieux, Goodlife délivre 2,79 % quand Goodvie plafonne à 1,10 %, soit près du double. Et ce n’est pas un accident de profil : Goodlife devance Goodvie sur les cinq profils sans exception. Cette divergence s’explique en partie par l’assureur et la structure de chaque contrat, Goodlife étant adossé à Spirica, Goodvie à Generali Vie.
D’où une précaution avant de signer, vérifiez toujours sur quel contrat vous souscrivez, car le nom « Goodvest » recouvre deux réalités de performance très différentes. Un dernier point pour éviter une confusion classique : le 1,10 % du profil Audacieux Goodvie en 2025 est bien une performance financière ; il n’a aucun rapport avec le « droit de partage » de 1,10 % que l’on croise sur les pages de Generali, qui est une taxe applicable en cas de divorce ou de rupture de PACS.
L’écart 2025 va du simple au double, mais une seule année dit peu de chose. Sur la durée, la performance annualisée depuis 2014 raconte une autre histoire : chaque profil dépasse le Livret A, et les deux contrats se départagent selon le niveau de risque, le fonds euros de Goodlife prenant l’avantage sur les profils prudents, la gestion 100 % UC de Goodvie sur les plus offensifs. Le graphique ci-dessous les replace sur ce long terme.

Ces résultats prennent tout leur relief une fois comparés aux autres acteurs de la place, ce que détaille notre comparatif gestion pilotée assurance-vie 2026.
3.2 Une année basse dans une trajectoire longue
Faut-il pour autant condamner Goodvest sur son millésime 2025 ? Ce serait prématuré, et c’est bien la goodvest performance sur longue période qu’il faut regarder avant de juger.
2025 a été une année molle pour les profils offensifs orientés ISR. Un Audacieux Goodlife à 2,79 % net reste sous les meilleurs fonds euros du marché la même année, qui ont dépassé 3 % net, et cela pour un risque de perte en capital nettement supérieur. Sur cette seule année, la promesse d’un placement à la fois responsable et performant n’est pas démontrée par les chiffres. C’est un point faible.
Mais une année ne fait pas une trajectoire. Sur la période du 30 avril 2014 au 31 mai 2026, le portefeuille Audacieux affiche 7,02 % de rendement annualisé, soit +127,11 % cumulés (performance réelle depuis juillet 2021, backtestée auparavant). Ce chiffre ne contredit pas le millésime 2025, il le remet à sa place, celle d’une année basse dans un parcours long.
Le simulateur que Goodvest met en avant projette, avec 10 000 € de départ et 500 € versés chaque mois pendant douze ans, environ 108 774 €, dont près de 26 774 € d’intérêts pour quelque 82 000 € réellement versés, sur une hypothèse de rendement de 4,2 % par an. Ce taux n’est pas garanti, il dépend du profil déterminé et reste une projection. À son crédit, l’outil affiche aussi l’empreinte CO₂e et biodiversité du portefeuille, conformément à sa démarche ISR. Pour situer ces rendements face aux fonds euros et aux autres supports, notre dossier sur le rendement assurance vie 2026 donne les ordres de grandeur du marché.
Ces chiffres soulèvent aussitôt une question, un rendement net aussi mesuré justifie-t-il les frais que Goodvest prélève chaque année ? C’est tout l’enjeu de la comparaison avec Yomoni, Nalo et Ramify.
4. Frais et concurrence : Goodvest vaut-il son prix face à Yomoni, Nalo et Ramify ?
Un placement responsable se juge aussi à son coût. Reste à chiffrer ce que Goodvest coûte, à le situer face à Yomoni, Nalo et Ramify, puis à vérifier si sa promesse ISR justifie l’écart de prix.
4.1 Des frais dans la moyenne, au service d’un ISR exigeant
Goodvest facture sa gestion pilotée « à partir de 1,55 % » par an, un plancher qui grimpe jusqu’à environ 1,75 % selon l’enveloppe que vous retenez. Ce tarif empile trois strates : environ 0,40 % de frais d’enveloppe prélevés par l’assureur, près de 0,90 % pour la gestion Goodvest elle-même, et quelque 0,40 % de frais courants sur les unités de compte logées dans le mandat. Aucune dégressivité selon l’encours n’est documentée. Deux postes, en revanche, restent bien à zéro : les frais sur versement et les frais d’arbitrage.
| Acteur | Frais annuels tout compris (AV pilotée) | Ticket d’entrée AV | Fonds euros | Spécificité |
|---|---|---|---|---|
| Goodvest | ~1,55 % à 1,75 % | 300 € (ou 50 €/mois) | Via Goodlife (Spirica) uniquement | ISR strict, exclusion fossiles |
| Yomoni | ~1,6 % | 1 000 € | Oui | ETF, gamme ISR optionnelle |
| Nalo | ~1,65 % | 1 000 € | Oui | Investissement par projet, portefeuille « éco-responsable » |
| Ramify | ~1,3 % | 300 € | Oui | Ajoute private equity et SCPI |
Données à jour : juillet 2026
Face à ses concurrents directs, Goodvest se situe dans la moyenne du secteur, au coude à coude avec Yomoni, autour de 1,6 %, et Nalo, autour de 1,65 %. C’est Ramify qui affiche le tarif le plus bas, à environ 1,3 %, et qui glisse en prime du private equity et des SCPI (sociétés civiles de placement immobilier) dans son allocation. Sur le seul critère du coût, Ramify garde donc l’avantage. Ce que Goodvest met dans l’autre plateau de la balance, c’est un ISR poussé plus loin que chez Yomoni ou Nalo, aligné sur l’Accord de Paris ; le fonds euros, lui, est intégré au portefeuille sur le contrat Goodlife, le cœur de gamme Goodvie restant investi en 100 % unités de compte.
Ces frais placent Goodvest en haut de la fourchette du secteur, au niveau de Yomoni et Nalo et au-dessus de Ramify. Mais la contrepartie ne se lit pas sur une étiquette de prix : c’est le niveau d’exigence ISR. Le graphique ci-dessous met les deux en regard, acteur par acteur.

Note de Tom
quand on structure un portefeuille sur plusieurs classes d’actifs, on apprend à ne jamais s’arrêter au frais affiché. Ce qui compte, c’est le total, mandat, enveloppe et supports additionnés, parce que c’est dans cet empilement que se cache le vrai coût. Sur longue durée, quelques dixièmes de point de trop finissent toujours par se voir.
Les codes promo que vous croiserez existent bel et bien : offres de bienvenue et parrainage, avec une prime de 100 à 500 € selon le montant versé. Mais ce sont des gestes ponctuels : ils ne rognent jamais les frais récurrents, les seuls qui pèsent vraiment sur le coût dans la durée. Notre guide sur les frais d’assurance-vie détaille chaque poste.
4.2 Crédibilité ISR : Goodvest dit non au greenwashing
Puisque le prix est plus élevé, tout se joue sur ce qu’il achète : la crédibilité de la démarche responsable. Et sur ce terrain, Goodvest avance des gages sérieux, avec l’exclusion des énergies fossiles, un alignement affiché sur une trajectoire de réchauffement limitée et la publication d’indicateurs d’empreinte pour chaque portefeuille.
Le point qui change tout, c’est que la mesure carbone ne repose pas sur une méthode maison. Goodvest s’appuie sur Carbon4 Finance, un fournisseur tiers reconnu, via son analyse Carbon Impact Analytics sur les trois scopes d’émissions ; l’empreinte biodiversité, elle, passe par le Global Biodiversity Score, développé avec la CDC Biodiversité. Une mesure externalisée et auditable pèse toujours plus lourd qu’une méthodologie propriétaire que personne ne peut aller vérifier. Les supports revendiquent par ailleurs un classement Article 9 SFDR, soit la catégorie la plus exigeante du règlement européen.
Avec une mesure carbone externalisée et un reporting détaillé, Goodvest figure parmi les plus transparents de sa catégorie. C’est cette crédibilité qui justifie son positionnement premium. Pour situer cette démarche dans l’univers des contrats responsables, vous pouvez consulter notre dossier sur l’assurance-vie ISR 2026, ou examiner directement la démarche ISR de Goodvest.
5. Verdict : à qui Goodvest convient-il vraiment ?
Reste à trancher : un bilan des points forts et des points faibles, puis un tri profil par profil.
5.1 Points forts et points faibles
Les points forts tiennent en quelques lignes. L’ISR y est strict et vérifiable, avec l’exclusion des fossiles, la mesure carbone externalisée chez Carbon4 Finance et le classement Article 9. L’enveloppe reste fiscalement avantageuse en 2026 : prélèvements sociaux limités à 17,2 %, imposition allégée après huit ans et abattement de 152 500 € à la transmission. Ajoutez des frais sur versement et d’arbitrage nuls, une expérience entièrement digitale, de la souscription guidée jusqu’au suivi d’empreinte, et des retours d’utilisateurs majoritairement positifs sur l’onboarding comme sur le service client. La solidité, enfin, est portée par Generali Vie et Spirica.
Quelques limites méritent d’être posées, sans remettre en cause l’ensemble. Les frais se situent au-dessus de Ramify, un écart que Goodvest justifie par un ISR plus exigeant. Le fonds euros n’est disponible que sur le contrat Goodlife, pas sur le cœur de gamme Goodvie ni sur le PER assurés par Generali. Le millésime 2025 a été plus discret, de 2,79 % sur l’Audacieux Goodlife à 1,10 % sur son équivalent Goodvie, à replacer dans une trajectoire longue restée solide. Quant au livret d’attente, il perd son intérêt une fois la période promotionnelle passée, son 1,8 % brut retombant sous le Livret A. Pour élargir la comparaison, notre panorama des contrats d’assurance-vie en ligne remet ces choix en perspective, tout comme un retour direct sur Goodvest.
5.2 À qui s’adresse Goodvest, et notre verdict
De ce bilan découle une règle de tri assez simple : tout dépend de ce que vous placez en premier, l’impact ou le coût. Le tableau ci-dessous répond profil par profil.
| Profil d’épargnant | Goodvest est-il pertinent ? |
|---|---|
| Veut déléguer ET l’impact ISR est prioritaire, horizon > 8 ans, accepte le risque UC | Oui, c’est le cœur de cible |
| Cherche le coût le plus bas à performance égale | Non, préférer Ramify (~1,3 %) |
| Veut une poche sécurisée en plus de l’ISR | Oui, le fonds euros du contrat Goodlife répond à ce besoin, en complément de la gestion pilotée |
| Veut défiscaliser ses versements (TMI 30/41 %) | Oui via le PER Goodvest, si l’ISR compte aussi |
| Veut un capital 100 % garanti, sans aucun risque | Le fonds euros Goodlife ou les livrets réglementés, plutôt que le mandat piloté en UC |
Selon votre contrainte dominante, l’arbre ci-dessous vous route vers Goodvest, vers Yomoni ou Nalo, ou vers Ramify.

Notre verdict est clair, Goodvest tient sa promesse d’investissement responsable mieux que la plupart de ses concurrents : c’est son vrai point fort. Sa performance nette se juge sur la durée plutôt que sur la seule année 2025 : des frais au-dessus de Ramify, mais justifiés par un ISR plus exigeant, et un millésime 2025 plus discret dans une trajectoire longue restée solide. Il vaut son prix pour l’épargnant qui place l’impact ISR au premier rang et raisonne sur le long terme. Pour l’optimisateur strict du couple frais-rendement, ou pour qui cherche du capital garanti, mieux vaut regarder ailleurs. Notre avis Linxea 2026 offre un point de repère utile pour comparer ; et si le profil ISR long terme est le vôtre, vous pouvez ouvrir un contrat Goodvest.
Conclusion
L’engagement responsable est ce qui distingue vraiment Goodvest : la mesure carbone confiée à Carbon4 Finance et le classement Article 9 le placent devant la plupart de ses concurrents. La performance nette se juge sur la durée, avec des frais au-dessus de Ramify mais justifiés par un ISR plus exigeant, et un millésime 2025 plus discret dans une trajectoire longue restée solide. Un point doit être gardé en tête avant de décider : Goodlife et Goodvie sont deux contrats distincts, avec des assureurs différents et des résultats sans commune mesure. Les confondre est l’erreur la plus fréquente dans les avis publiés en ligne.
Le PER reprend la même gestion ISR que l’assurance-vie : un vrai levier à une tranche marginale de 30 ou 41 %, contre un blocage jusqu’à la retraite. Quant au livret d’attente, c’est un sas de trésorerie plutôt qu’un placement de fond, puisque son taux boosté repasse sous le Livret A dès la fin de la promotion.
Pour comparer une autre approche de la gestion pilotée éco-responsable, notre avis Nalo fait le tour de la question, tandis que notre article sur la succession en assurance-vie détaille l’abattement de 152 500 € évoqué plus haut. Et si une poche sans risque reste votre priorité, notre comparatif des meilleurs fonds euros 2026 donne des repères concrets pour la construire.

Goodvest Assurance-vie · Assurance-vie ISR · Gestion pilotée
- Gestion pilotée sans frais sur versement ni arbitrage, dès 300 € ou 50 €/mois
- Démarche ISR crédible avec exclusion des fossiles et mesure carbone externalisée
- Classement Article 9 SFDR, garantissant un haut niveau d’exigence ISR
Idéal pour un épargnant priorisant l’impact ISR sur le long terme
FAQ – Goodvest, assurance-vie ISR et gestion pilotée en 2026
Qui est derrière Goodvest ?
Goodvest est une fintech française fondée à Paris en 2020 par Joseph Choueifaty, aujourd’hui CEO, et Antoine Bénéteau ; Aurore Pinon-Jacques a rejoint l’équipe fondatrice en 2022. L’essentiel pour l’épargnant tient à son statut : à l’ORIAS, Goodvest est conseiller en investissement financier (CIF) et courtier en assurance (COA), jamais assureur. Elle conçoit l’allocation, sélectionne les supports ISR et distribue les contrats, mais ce sont Generali Vie et Spirica qui portent le risque et garantissent l’épargne à leur bilan. La solidité d’un contrat dépend donc de l’assureur, pas de la fintech.
Est-ce que Goodvest est fiable ?
Oui, avec trois garde-fous concrets. En cas de défaillance de l’assureur, le Fonds de garantie des assurances de personnes (FGAP) couvre 70 000 € par assuré et par assureur, 140 000 € en co-souscription ; le plafond de 100 000 € qu’on croise parfois ailleurs relève de la garantie bancaire, pas de l’assurance-vie. La distribution est doublement régulée, par l’ACPR pour le courtage et l’AMF pour le conseil, sous la directive DDA. Enfin, votre épargne en unités de compte est cantonnée chez l’assureur, Generali Vie ou Spirica selon le contrat, donc juridiquement distincte du bilan de Goodvest. Pour creuser ce réflexe, notre guide sur les arnaques à l’investissement détaille la méthode.
Goodlife ou Goodvie, quelle différence de performance ?
La différence est réelle et trop souvent ignorée dans les avis en ligne. Goodlife, assuré par Spirica (filiale du Crédit Agricole), et Goodvie, assuré par Generali Vie, partagent les cinq mêmes profils de risque, mais leurs résultats 2025 n’ont rien de comparable. Sur l’Audacieux, le profil le plus offensif, Goodlife affiche 2,79 % quand Goodvie plafonne à 1,10 %, et l’écart se vérifie sur les cinq profils. Seul Goodlife intègre un fonds euros (le Fonds Euro Objectif Climat) à son portefeuille ; le cœur de gamme Goodvie reste, lui, en 100 % unités de compte. Vérifiez donc sur quel contrat vous engagez votre épargne : sous le nom « Goodvest » coexistent deux réalités de performance. Notre comparatif gestion pilotée assurance-vie 2026 replace ces chiffres face à la concurrence.
Le PER Goodvest, quel intérêt fiscal ?
Le PER Goodvest applique la même gestion pilotée ISR 100 % en unités de compte que l’assurance-vie, mais avec un autre objectif : préparer la retraite en réduisant l’impôt aujourd’hui. Assuré par Generali Vie, il permet de déduire les versements du revenu imposable, un levier puissant pour un contribuable à la tranche marginale de 30 % ou 41 %, puisque chaque euro versé réduit l’impôt à hauteur de ce taux. La contrepartie est réelle : l’épargne reste bloquée jusqu’à la retraite, sauf déblocage anticipé pour l’achat de la résidence principale ou un accident de la vie. Pour comparer cette offre à d’autres PER, notre comparatif PER individuel 2026 aide à élargir le choix.
Goodvest greenwashing, la promesse ISR est-elle crédible ?
Sur ce terrain, Goodvest avance des gages sérieux plutôt qu’un simple argument marketing. L’exclusion des énergies fossiles est revendiquée, tout comme un alignement affiché sur une trajectoire de réchauffement limitée, et les supports affichent le classement Article 9 SFDR, la catégorie la plus exigeante du règlement européen. Surtout, la mesure carbone ne repose pas sur une méthode maison, mais sur Carbon4 Finance, avec le Global Biodiversity Score développé avec la CDC Biodiversité pour l’empreinte biodiversité. Goodvest reste ainsi parmi les acteurs les plus transparents de sa catégorie. Notre dossier sur l’assurance-vie ISR 2026 détaille les critères à vérifier.
Goodvest Sérénité 2, ce contrat existe-t-il vraiment ?
Non. Goodvest commercialise cinq profils de gestion pilotée, Prudent, Modéré, Volontaire, Ambitieux et Audacieux, déclinés sur les contrats Goodlife et Goodvie, et aucun ne porte le nom « Sérénité 2 ». Les vérifications menées sur cette appellation donnent des résultats contradictoires et peu fiables, ce qui suggère une confusion avec un contrat d’assurance-vie d’un autre assureur du marché, où ce type de nom existe bel et bien. Avant de vous fier à un avis qui évoque « Sérénité 2 chez Goodvest », vérifiez le nom exact du contrat ou du profil sur votre espace client ou auprès du service client, plutôt que sur une recherche approximative.




