Coinhouse avis 2026 : frais, sécurité et MiCA passés au crible

Arche blanche en 3D formée d'anneaux concentriques ouvrant sur un passage, posée sur des dunes de sable claires devant un ciel dégradé beige et bleu pâle.

Vous voulez acheter vos premières cryptos sans vous tromper de plateforme, et le nom de Coinhouse revient partout, vendu comme l’option « française et régulée ». Puis vous comparez les frais, et le doute s’installe : l’achat coûte de 0,69 % à près de 2 % selon le canal, là où un Binance facture autour de 0,10 %. Sur un achat de 1 000 €, l’écart atteint 10 à 20 € par opération. La vraie question d’un coinhouse avis n’est donc pas « est-ce sérieux ? », mais « ce surcoût achète-t-il quelque chose d’utile, ou seulement du confort ? ». Depuis l’agrément MiCA obtenu par Coinhouse en mai 2026, juste avant la fin du régime PSAN au 1er juillet 2026, l’argument réglementaire est réel, mais il ne garantit toujours pas votre capital.

Dans cet avis, on chiffre le coût réel face à Binance et Kraken, puis on regarde ce que paie vraiment ce premium : sécurité des actifs, accompagnement francophone et fiscalité. Et on tranche, profil par profil, pour savoir si Coinhouse vaut son prix dans votre cas.

1. Coinhouse, c’est quoi exactement ? Régulation française et sécurité des actifs

Avant de juger un prix, vous voulez savoir à qui vous confiez votre argent. Coinhouse met en avant deux arguments de confiance, son statut réglementaire français et la sécurité de la garde. Voyons ce que vaut chacun.

1.1 Un acteur français historique, désormais agréé MiCA

Coinhouse n’est pas un nouveau venu. La société, exploitée par Coinhouse SASU dont le siège se trouve 14 avenue de l’Opéra à Paris, est issue de La Maison du Bitcoin, fondée en 2014. C’est l’un des plus anciens acteurs crypto français, parmi les tout premiers enregistrés PSAN auprès de l’AMF (Autorité des marchés financiers) dès 2020.

L’agrément MiCA a été obtenu en mai 2026, juste avant la fin de la période transitoire PSAN au 1er juillet 2026. L’enregistrement PSAN était obligatoire pour exercer, avec deux exigences vérifiées par l’AMF, un dispositif de lutte contre le blanchiment couplé au KYC (la vérification d’identité du client), et des règles de ségrégation des fonds. L’agrément MiCA va beaucoup plus loin, avec des obligations de fonds propres, de gouvernance et de protection des clients qui placent Coinhouse au niveau d’exigence le plus élevé du cadre européen. L’ancien enregistrement PSAN devient de ce fait caduc.

Une confusion revient souvent : l’agrément MiCA ne transforme pas Coinhouse en banque. Il ne garantit ni la solvabilité absolue de la plateforme ni le capital que vous investissez : c’est un gage de sérieux sur la gouvernance et les procédures, pas une assurance sur vos cryptos. Concernant le compte, la sécurité repose sur les fondamentaux, code PIN ou mot de passe couplé à une 2FA, et KYC obligatoire à l’inscription.

1.2 Comment vos cryptos sont gardées, et le piège de l’absence de garantie

La garde est opérée en interne via Coinhouse Custody, avec deux principes, un cold storage majoritaire (la majorité des fonds conservée hors ligne) et des portefeuilles ségrégués, qui distinguent les actifs des clients de ceux de la société. Un partenariat sécurité avec Dfns a été annoncé en 2025, et aucun piratage majeur de la garde n’a été rendu public à ce jour.

Il y a pourtant un point aveugle, sans doute le plus important de cette section. Les crypto-actifs ne sont couverts par aucun fonds de garantie : le FGDR (Fonds de garantie des dépôts et de résolution), qui protège les déposants à hauteur de 100 000 € par déposant, ne vaut que pour les dépôts bancaires en euros. En cas de défaillance de la plateforme, la ségrégation vise à rendre vos actifs récupérables, mais sans filet comparable à celui du monde bancaire.

Ce n’est pas un défaut propre à Coinhouse, c’est une contrainte fondamentale du marché crypto, mais une réalité à intégrer avant de confier de gros montants à n’importe quel tiers, fût-il français et agréé. Si vous voulez gérer entièrement vos clés, un wallet personnel répond à une logique différente.

1.3 Déléguer la garde ou auto-conserver : où placer le curseur

Si rien ne protège vos cryptos en cas de défaillance, faut-il tout laisser chez une seule plateforme ? Cela dépend de trois variables, le montant détenu, l’horizon et votre aisance technique.

Pour de petits montants ou un horizon de trading actif, la garde déléguée chez un acteur français agréé MiCA comme Coinhouse fait sens, car elle réduit le risque d’erreur de manipulation, l’une des premières causes de perte définitive en crypto. Au-delà de 10 000 € en HODL long terme, concentrer 100 % chez un seul tiers devient discutable, et conserver une partie sur un cold wallet personnel de type Ledger réduit la dépendance à cette plateforme unique. Pour un gros patrimoine, la combinaison la plus défendable est un mix, une part en garde déléguée pour la simplicité, une part en cold storage personnel pour répartir le risque de contrepartie.

Note de Tom

je détiens du BTC en buy and hold depuis longtemps, et c’est précisément ce que je fais. Je ne me considère pas comme un spécialiste crypto, donc je reste prudent, je délègue une partie pour la commodité et je sécurise le reste sur un wallet matériel que je contrôle. Tout laisser au même endroit, quel qu’il soit, ne m’a jamais semblé une bonne idée.

Arbre de décision orientant vers garde déléguée Coinhouse, cold storage Ledger ou mix selon montant, horizon et aisance technique.
Où conserver mes cryptos ?

Reste la question qui compte : combien cela coûte face aux géants internationaux.

2. Combien coûte vraiment Coinhouse face à Binance et Kraken ?

On part de la grille réelle, avant de comparer une opération type et de pointer les alternatives.

2.1 La grille de frais réelle, canal par canal

Premier point positif, le Compte Classique est gratuit : aucun frais de garde ni abonnement obligatoire, la conservation ne coûte rien hors options. Ce qui coûte, c’est la transaction, et le tarif dépend du canal.

La grille en vigueur en juin 2026, canal par canal. L’achat via virement SEPA ou compte euro tourne autour de 0,69 % à 0,99 %, la vente autour de 1,09 % à 1,29 %, et l’achat par carte bancaire grimpe à 1,49 % à 1,99 %, de loin le canal le plus cher. La conversion crypto-crypto est facturée 0,79 %, les stablecoins 0,19 %, et un frais fixe de 0,12 € s’ajoute à chaque transaction. Concernant les retraits, le virement SEPA en euros est gratuit (offres premium ou platinum), tandis que le retrait de crypto vers un wallet externe supporte les frais de réseau plus 0,29 %, avec un minimum de 1,49 € TTC.

Ces niveaux restent nettement au-dessus des exchanges internationaux, mais moins extrêmes que la fourchette de 1,5 % à 3,5 % parfois citée. Notre astuce : privilégier le canal SEPA plutôt que la carte minimise le coût total, l’écart pouvant dépasser un point de pourcentage. Les offres payantes annonçant 0 % d’achat jusqu’à 3 000 € par mois n’ont d’intérêt que pour des volumes réguliers : sur un achat ponctuel, l’abonnement alourdit la note plus qu’il ne l’allège.

2.2 Coût concret d’un achat de 1 000 € : Coinhouse vs Binance vs Kraken

L’écart est structurel : sur un achat de 1 000 €, il peut atteindre 10 à 20 € par opération face à un exchange international. Le tableau ci-dessous met les deux mondes côte à côte.

Critère (par transaction)CoinhouseBinanceKraken
Frais spot achat/vente≈ 0,69 %-0,99 % (SEPA/compte euro) ; vente ≈ 1,09 %-1,29 % ; carte ≈ 1,49 %-1,99 % ; + 0,12 € fixe≈ 0,10 % maker / 0,10 % taker (spot) ; achat instantané selon barème≈ 0,25 % maker / 0,40 % taker (Kraken Pro, palier d’entrée) ; achat instantané plus cher
Abonnement / offrescompte Classique gratuit ; offres payantes réduisant les frais (tarifs à vérifier)nonnon
Frais de gardeaucun (conservation gratuite)nonnon
Retrait SEPA eurosgratuit (offres premium/platinum)≈ 1 € par virement SEPA standardvirement SEPA (frais faibles)
Retrait cryptofrais réseau + 0,29 % (min. 1,49 €)frais réseau selon actiffrais réseau selon actif
Régulation Franceagréée MiCA / PSCA (AMF)enregistrée PSAN (transition MiCA en cours)passeport MiCA via entité UE (Irlande)
Accompagnement FRconseillers francophones dédiésself-serviceself-service (support FR limité)

Données à jour — juin 2026. Frais crypto volatils, à recouper sur les grilles officielles avant toute opération.

Le surcoût n’est pas un défaut caché, il est assumé et finance l’accompagnement, la simplicité et la localisation française. Il achète un service, pas un rendement. Tout l’enjeu est de savoir si vous l’utiliserez ou si vous payez pour rien.

2.3 Pour un profil autonome, où sont les alternatives moins chères

C’est le point de bascule pour l’investisseur autonome. Quand vous gérez seul vos clés et votre fiscalité, vous ne tirez aucune valeur du support : le surcoût devient une charge sèche qui grève la performance.

Binance et Kraken sont les premiers réflexes pour la pure logique de coût. En France, Bitstack mérite d’être cité, prestataire lui aussi agréé MiCA / PSCA depuis mi-2025, avec des frais de trading dégressifs de 1,49 % à 0,49 % selon le volume sur 30 jours, des achats récurrents dès 1 € et des virements SEPA gratuits. Pour un profil qui empile des achats programmés, une app de ce type change le calcul, comme le montre notre comparatif des plateformes d’achat moins chères.

Diagramme à barres comparant le coût en euros d'un achat de 1 000 € de Bitcoin entre Coinhouse SEPA, Coinhouse carte, Binance et Kraken.
Coût total d’un achat de 1 000 € de Bitcoin

Coinhouse est plus cher que les exchanges internationaux et qu’une app DCA française, mais reste le seul à coupler régulation française et accompagnement humain. Ce surcoût achète-t-il un service qui tient la route ?

3. Que propose Coinhouse au-delà de l’achat, et l’accompagnement tient-il la route ?

Payer plus n’a de sens que si l’on obtient davantage. L’offre s’articule autour de quatre briques, l’achat, la garde, le Earn et la gestion pilotée, plus un service client francophone absent des exchanges internationaux.

3.1 Catalogue, Earn et gestion pilotée : forces et limites

Le catalogue est volontairement resserré, une soixantaine d’actifs centrés sur les grandes et moyennes capitalisations (BTC, ETH et un panel sélectionné). Moins fourni qu’un Binance, mais cohérent avec un positionnement grand public : moins de tokens exotiques signifie moins de pièges pour un débutant.

Le Earn rémunère les cryptos déposées via du staking. Attention, ce n’est pas un taux garanti type livret : il peut impliquer un blocage des fonds avec préavis, comporte un risque de contrepartie et de perte en capital, et reste imposable (détail fiscal en section 4). La gestion pilotée est la vraie différenciation, une allocation suivie par des conseillers, ce qu’aucun exchange international n’offre en français. Le revers, le ticket d’entrée est de l’ordre de 5 000 € (un achat classique démarrant, lui, à quelques dizaines d’euros), avec des frais de gestion d’environ 2 % par an, des frais d’entrée d’environ 2 % et une commission de performance d’environ 15 %, sur une classe d’actifs dont la volatilité est subie. Le tableau ci-dessous pèse chaque brique.

BriqueContenuForceLimite
Achat/ventespot BTC/ETH + altcoins sélectionnés (61 actifs)catalogue lisible pour débutantsmoins d’actifs que Binance
Gardecold storage majoritaire + Coinhouse Custody, portefeuilles ségréguésdélégation simple, conservation gratuitepas de garantie des dépôts
Earnrémunération crypto (staking)rendement passifblocage possible, risque de contrepartie, imposable
Gestion pilotéeallocation accompagnée (ticket ~5 000 €)accompagnement FR uniquecoût additionnel élevé, volatilité subie

Données à jour — juin 2026.

3.2 Le parcours concret d’un premier achat : étapes, délais, frictions

L’ouverture se fait en ligne avec un KYC (pièce d’identité et justificatif). La validation est quasi immédiate si le dossier est complet (moins de 10 minutes), et passe à 24 à 72 heures en cas de document manquant ou non conforme. L’achat suit selon le canal choisi, et la conservation reste gratuite.

Récupérer son argent suit deux chemins. Pour des euros, vous vendez votre crypto puis demandez un virement SEPA vers un compte à votre nom, avec réception sous 1 à 2 jours ouvrés. Pour des cryptos, vous effectuez un retrait on-chain vers un wallet externe (Ledger, MetaMask) en saisissant adresse et réseau, avec les frais de réseau plus la commission de 0,29 % (minimum 1,49 €). À vérifier, les limites de retrait et l’éventuel délai de sécurité après un changement de coordonnées ou un premier retrait.

Diagramme de flux du parcours d'un premier achat Coinhouse : inscription, KYC, dépôt SEPA, achat, conservation, Earn et retrait, avec délais.
Parcours type d’un premier achat chez Coinhouse

3.3 Accompagnement francophone et lecture des avis : le vrai différenciateur

C’est ici que se joue la promesse de Coinhouse. Le support est francophone et joignable par téléphone (+33 1 53 00 92 60), chat et email, du lundi au vendredi de 9h30 à 12h30 et de 13h30 à 18h, avec un conseiller dédié sur les offres premium. Face au self-service de Binance ou Kraken, c’est un avantage concret en cas de blocage, qu’il s’agisse d’un KYC qui coince, d’un retrait bloqué ou d’une question fiscale. Pour un débutant qui valorise un interlocuteur humain, le surcoût se lit comme une prime de service plutôt que comme une perte.

Sur Trustpilot, Coinhouse affiche 4,0/5 pour environ 2 888 avis, des signaux qualitatifs, jamais des données officielles, qui peuvent inclure des avis sollicités. Le grief numéro un porte sur les frais et le spread, jugés élevés, suivi de quelques frictions d’interface (l’absence d’ordres stop est signalée), de délais de support en période de forte charge et de blocages KYC ou AML temporaires. À l’inverse, aucun incident de sécurité majeur n’a été rendu public.

L’offre et l’accompagnement éclairent ce que finance le surcoût. Reste un volet décisif et souvent négligé, la fiscalité, qui décide d’une bonne part du rendement net.

4. Fiscalité crypto : ce que Coinhouse simplifie (et ce qu’il faut quand même savoir)

Deux questions décident du rendement net que vous garderez, comment vos gains sont imposés et si votre compte crée une obligation déclarative. Coinhouse pèse sur les deux.

4.1 Imposition des plus-values et du Earn : les seuils à connaître

Pour un résident fiscal français qui gère son patrimoine privé, les plus-values de cession d’actifs numériques relèvent de l’article 150 VH bis du CGI (Code général des impôts). Le fait générateur de l’impôt est la cession contre des euros ou l’achat d’un bien ou d’un service. La plus-value est soumise au PFU (prélèvement forfaitaire unique) de 31,4 %, soit 12,8 % d’impôt sur le revenu et 18,6 % de prélèvements sociaux pour les gains encaissés depuis le 1ᵉʳ janvier 2026 après la hausse de CSG de la LFSS 2026. L’option pour le barème progressif reste ouverte, plus favorable si vous êtes faiblement imposé.

Deux seuils changent la donne pour les petits porteurs. Vous êtes exonéré d’impôt sur le revenu si le total de vos cessions imposables de l’année ne dépasse pas 305 €. L’échange crypto contre crypto sans soulte bénéficie d’un sursis d’imposition tant que vous ne repassez pas par l’euro. Le Earn vu en section 3.1 suit une autre logique, souvent oubliée, ses revenus sont imposables en bénéfices non commerciaux dès la réception des jetons, puis donnent lieu à une plus-value séparée à la revente.

Sur ce terrain, l’apport de Coinhouse est concret mais modeste. L’export des opérations facilite le remplissage du formulaire 2086, reporté ensuite sur la 2042 C, là où un exchange étranger vous laisse calculer seul votre plus-value. C’est une aide à l’export, pas une déclaration clé en main. Pour le calcul, consultez notre guide sur comment déclarer ses cryptos aux impôts.

Frise chronologique de l'année fiscale crypto : fait générateur, clôture 31/12, export Coinhouse, déclaration 2086/2042 C/3916, paiement PFU 31,4 %.
Calendrier fiscal du détenteur de crypto

4.2 Faut-il déclarer son compte Coinhouse ? L’avantage du prestataire français

Reste une obligation que beaucoup ignorent jusqu’au contrôle, la déclaration des comptes d’actifs numériques détenus à l’étranger via le formulaire 3916/3916-bis. Ce qui tranche, c’est la localisation juridique du compte. Pour un compte ouvert auprès de l’entité française Coinhouse, le 3916 ne s’applique pas.

À l’inverse, tout compte chez un prestataire établi hors de France, comme Binance ou Kraken via une entité étrangère, doit être déclaré, plein ou vide. L’oubli coûte cher, l’amende est de 750 € par compte non déclaré, portée à 1 500 € si la valeur des comptes dépasse 50 000 € à un moment de l’année. Rester chez un prestataire français vous épargne cette démarche, comme le rappelle notre point sur les obligations déclaratives quand on investit hors de France. L’avantage est réel mais indirect, et ne compense pas à lui seul le surcoût pour qui gère déjà sa fiscalité seul.

5. Notre verdict : pour qui Coinhouse vaut-il son prix premium ?

Reste à nommer les profils pour qui ce positionnement premium se défend, et ceux pour qui non.

5.1 Le verdict par profil et la synthèse décisionnelle

Coinhouse n’est ni bon ni mauvais dans l’absolu, il est cher mais rassurant. Le surcoût achète trois choses réelles, une régulation française visible avec l’agrément MiCA, un accompagnement humain en français, et une fiscalité simplifiée par l’export et l’absence de 3916. Il n’achète ni rendement supérieur ni garantie sur votre capital. Chaque profil tranche à l’aune de ces trois bénéfices.

Pour un débutant accompagné, Coinhouse est pertinent. La friction réduite, le support francophone et l’aide à la déclaration valent le surcoût pour un premier pas serein, là où une erreur de manipulation coûterait bien plus. Pour un épargnant prudent qui veut déléguer de petits montants, le choix se défend aussi, en gardant en tête l’absence de fonds de garantie vue en section 1.2 et en privilégiant le SEPA.

Le verdict s’inverse pour l’investisseur autonome ou actif. Quand on gère seul ses clés et sa fiscalité, le surcoût devient une charge sèche, et Binance, Kraken ou Bitstack coûtent bien moins. Pour un gros patrimoine en horizon long, optez pour un mix, Coinhouse pour la part accompagnée, un cold storage personnel pour le reste.

La règle tient en une phrase. Le coût le plus bas en gérant seul, ce n’est pas le bon choix ; un acteur français agréé MiCA, un interlocuteur humain et une fiscalité simplifiée, en acceptant d’en payer le prix, Coinhouse tient sa promesse. Son premium se justifie par le service, jamais par la performance.

AxeConstatVerdict pour le particulier
RégulationAgréée MiCA / PSCA (AMF, mai 2026), ex-PSAN parmi les premiers enregistrés (2020)Sécurité réglementaire au plus haut niveau du nouveau cadre UE, mais pas de garantie du capital
Sécurité actifscold storage majoritaire + Coinhouse Custody, portefeuilles ségrégués ; aucune garantie des dépôtsDélégation crédible ; cold wallet perso conseillé pour gros montants long terme
Frais≈ 0,69 %-0,99 % SEPA, 1,49 %-1,99 % carte, vente ≈ 1,09 %-1,29 %, + 0,12 € fixe ; bien au-dessus de Binance/KrakenSurcoût net face aux exchanges internationaux, à minimiser via le canal SEPA
Offreachat (61 actifs), garde gratuite, Earn (staking), gestion pilotée FRGestion pilotée + Earn = différenciation ; catalogue plus restreint
Accompagnementsupport FR (tél., chat, email, 9h30-18h), conseiller dédié premiumVrai atout en cas de problème ; inutile pour un autonome
AvisTrustpilot 4,0/5 (~2 888 avis), frais/spread = grief n°1Réputation solide, attentes prix à calibrer
FiscalitéPFU 31,4 %, art. 150 VH bis, aide à la déclarationCalcul facilité ; compte FR → pas de 3916

Données à jour — juin 2026.

Conclusion

Au terme de l’analyse, le verdict tient en quatre mots : Coinhouse est cher mais rassurant. Son surcoût, de l’ordre de 0,69 % à près de 2 % selon le canal contre 0,10 % chez Binance, ne finance ni un meilleur rendement ni une garantie sur votre capital. Il achète une régulation française agréée MiCA, un accompagnement humain en français et une fiscalité simplifiée par l’export et l’absence de formulaire 3916. Pour un débutant accompagné ou un épargnant qui délègue de petits montants, la prime de service se défend. Pour un investisseur autonome qui gère seul ses clés et sa déclaration, elle devient une charge sèche. C’est un arbitrage que l’on voit revenir très souvent : on paie pour un service, encore faut-il l’utiliser.

Pour aller plus loin, vous pouvez comparer les plateformes d’achat les moins chères, regarder comment sécuriser une partie de vos cryptos en auto-conservation, ou clarifier la marche à suivre pour déclarer vos plus-values aux impôts.

FAQ – Coinhouse : sécurité, frais et fiscalité en 2026

Coinhouse est-il sécurisé ?

La sécurité de Coinhouse est d’abord réglementaire : enregistré PSAN auprès de l’AMF dès 2020, il est désormais agréé MiCA/PSCA (mai 2026), le niveau le plus exigeant du cadre européen. Les fonds sont majoritairement en cold storage via Coinhouse Custody, avec portefeuilles ségrégués, code PIN, 2FA, biométrie et KYC. Point critique : les crypto-actifs ne sont couverts par AUCUN fonds de garantie — le FGDR de 100 000 € ne couvre que les dépôts bancaires en euros.

Quels sont les frais de Coinhouse ?

Le compte Classique est gratuit, sans frais de garde. Côté transactions (juin 2026), l’achat par virement SEPA tourne autour de 0,69 à 0,99 %, la vente de 1,09 à 1,29 %, et l’achat par carte de 1,49 à 1,99 % — le canal le plus cher. S’ajoutent la conversion crypto-crypto à 0,79 %, les stablecoins à 0,19 % et 0,12 € fixe par opération. Le retrait crypto supporte les frais de réseau plus 0,29 % (minimum 1,49 €). Ces frais restent au-dessus des exchanges internationaux : privilégiez le SEPA plutôt que la carte.

Coinhouse ou Binance : lequel choisir ?

L’écart de frais est structurel : Binance facture un spot de l’ordre de 0,10 %, contre 0,7 à 2 % chez Coinhouse selon le canal — soit 10 à 20 € de différence sur 1 000 €. Pour de petits montants gérés seul, un exchange international ou une app DCA comme Bitstack coûte bien moins ; notre comparatif des plateformes crypto détaille ces écarts. À l’inverse, un interlocuteur francophone, une fiscalité simplifiée et la régulation française peuvent justifier le surcoût. À noter : un compte Binance doit être déclaré au formulaire 3916, pas un compte Coinhouse.

Comment récupérer son argent sur Coinhouse ?

Deux chemins. Pour des euros, vous vendez votre crypto puis demandez un virement SEPA vers votre compte bancaire au même nom ; la réception prend 1 à 2 jours ouvrés. Pour des cryptos, vous effectuez un retrait on-chain vers un wallet externe (Ledger, MetaMask) ; s’appliquent les frais de réseau plus une commission de 0,29 % (minimum 1,49 €). Vérifiez les limites de retrait et l’éventuel délai de sécurité après un premier retrait. Si vous hésitez sur la destination, notre comparatif des wallets crypto peut aider.

Que disent les avis Coinhouse (Trustpilot, Google, forums) ?

Sur Trustpilot, Coinhouse affiche 4,0/5 pour environ 2 888 avis (juin 2026), porté par la qualité de l’accompagnement, avec des critiques récurrentes sur les frais et, ponctuellement, sur les délais de support. Google et les forums convergent : tonalité positive sur le côté rassurant et français, insatisfaction sur le coût. Coinhouse y est vu comme une porte d’entrée sérieuse pour débuter, mais déconseillé aux profils autonomes cherchant les frais les plus bas. Gardez en tête que ces notes sont des signaux qualitatifs uniquement : elles peuvent inclure des avis sollicités et ne valent pas garantie.

Faut-il déclarer son compte Coinhouse au formulaire 3916 ?

Coinhouse étant établi en France, son compte n’est en principe pas un compte « à l’étranger » : le 3916 « compte étranger » ne s’applique pas. En revanche, tout compte ouvert chez un prestataire établi à l’étranger (Binance, Kraken hors France) doit être déclaré, qu’il contienne ou non des fonds. Le défaut de déclaration expose à une amende de 750 € par compte, portée à 1 500 € au-delà de 50 000 €. Pour le détail, consultez notre guide sur la déclaration des cryptos.

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